¡BLACKOLERO!

Frank Black, Black Francis, Pixies, Breeders

08 février 2006

Le sens des songs : A-C

Bon nombre d'infos figurant dans cette section proviennent de Frankblack.net (discopedia et forum), du Frank Black Song Index, d'Alec Eiffel, d'eyesore et de divers autres sites plus modestes, trop nombreux pour être listés ici. Un grand merci à leurs auteurs, dont les recherches ont considérablement facilité les miennes...

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(I Want To Live on an) Abstract Plain évoque le monde des mathématiques.

Adda Lee : «Une personne que j’aimais beaucoup et qui est morte.» (Frank Black)

The Adventure and the Resolution sont les noms des deux navires du capitaine Cook, qui explora la Nouvelle-Zélande et découvrit plusieurs archipels des mers du Sud entre 1768 et 1778.

Alec Eiffel : Gustave Alexandre Eiffel, «pionnier de l’aérodynamique».

All My Ghosts fait clairement allusion au Livre d’Enoch (dans l'Ancien Testament), qui raconte comment des anges déchus, jaloux des hommes, s’accouplèrent avec leurs femmes pour donner naissance à une race de géants. Le reste est plus obscur…

All Over the World : «C'est de la spontanéité totale, je crie et saute dans tous les sens et ça finit par une chanson complètement différente. Notre producteur était vraiment énervé parce qu'il n'y pigeait rien. Mais moi non plus ! (...) Je lui ai dit : "(...) Voyons juste ce que ça donne, OK ?" Et au final, c'est devenu sa chanson préférée.» (Black Francis)

Allison : «une chanson sur une fille prénommée Alison, mais bien sûr Elvis Costello avait déjà écrit une chanson portant ce titre, alors j’ai dû changer ça.» (Black Francis)

Ana : «une chanson surf basée sur des anagrammes. D’où son titre.» (Black Francis, confondant anagramme et acrostiche)

Another Velvet Nightmare : «[Le message] est un peu du genre : "Je peux me prendre en main. Oui, j’étais détruit, mais laisse-moi te raconter ça"…» (Frank Black)

At the End of the World rend hommage à John Candy, acteur comique canadien, décédé en 1994 à 43 ans.

Bad Harmony : la fausse harmonie d’un couple fusionnel qui s’achemine vers sa fin sans s’en rendre compte.

Bad, Wicked World : ode à David Vincent, héros de la série Les Envahisseurs.

Bartholomew : un SDF que Frank Black rencontra un jour à la sortie d’un studio.

Big Red évoque les projets de terraformation de la planète Mars.

Billy Radcliffe : une chanson d’anticipation racontant la vie et la mort du «premier gars né dans l’espace», propriété d’un Etat cynique et sans scrupules.

Bird Dream of the Olympus Mons : pour une fois, le titre («Oiseau rêvant du Mont Olympus») dit tout.

Black Latter Days : ces jours de routine déprimante qui composent l’ordinaire d’une vie humaine.

Blast Off : un hymne aux voyages spatiaux et plus particulièrement à la (très théorique) propulsion photonique.

Blown Away : «Une de ces chansons d’amour à la Neil Young (...). Elle ne parle de personne en particulier.» (Black Francis)

Bone Machine & Break My Body évoquent de façon cryptée une certaine partie de l’anatomie féminine et l’appétit (au sens presque littéral du mot) qu’elle peut susciter.

Brackish Boy raconte l’histoire vraie d’un jeune Mexicain adopté par des Norvégiens et tragiquement obsédé par son pays d’origine.

Broken Face : «Il y avait l’histoire de ce type qui a eu deux enfants avec ses sœurs… qui étaient ses filles… euh, comment dire… qui étaient ses amantes préférées.» (Black Francis)

Bullet : après la mort de son père en 1999, Frank Black découvrit chez lui douze revolvers non déclarés, contenant chacun une balle. D'où cette chanson par ailleurs assez obscure, où il est question de visiteurs extraterrestres et de révolution.

Cactus : complainte d’un détenu suppliant sa petite amie de lui envoyer sa robe imprégnée de sa transpiration et de son sang.

California Bound rend hommage aux premiers pionniers arrivés en Californie, au XVIIe siècle.

Calistan : un voyage «à travers les couches de l'histoire californienne, depuis la période pré-Navajo (…) jusqu’à un certain moment entre aujourd’hui et Blade Runner» (Frank Black).

Caribou «donne un peu dans l’animisme, peut-être un peu dans la réincarnation. Le vrai sujet c’est la chasse, le caribou.» (Black Francis)

Crackity Jones : «Jones le fêlé», un ancien compagnon de dortoir du jeune Charles Thompson à Porto Rico. Drogué, homosexuel et plutôt perturbé mentalement, Jones était obsédé par un certain Paco Picopiedra. Charles découvrit bien plus tard que ce mystérieux Paco n'était autre que le héros des Pierrafeu version espagnole (Fred Flintstone en VO).

The Creature Crawling : «une chanson sur les monstres» (Frank Black).

The Cult of Ray : hommage à l’écrivain de science-fiction Ray Bradbury. La chanson fait clairement allusion à une lecture publique donnée par celui-ci.

Czar : hommage à John Denver, songwriter décédé en 1997, qui connut son heure de gloire dans les années 70. Comme Frank Black, Denver était fasciné par l’espace : il alla jusqu’à offrir une fortune à la NASA puis à l’Agence spatiale soviétique pour embarquer à bord d’une de leurs navettes. En vain faut-il le dire.

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