¡BLACKOLERO!

Frank Black, Black Francis, Pixies, Breeders

05 janvier 2006

Frank Black : Compilations

Oddballs (2000)

Une compilation de b-sides et de raretés couvrant la période 1994-1996. On s'en doute, tout n’est pas brillant dans ce recueil aux allures de fourre-tout. N’empêche, le niveau moyen de l’ensemble est tout à fait honorable – nul doute que bon nombre de fans trouvent ce disque plus varié et plus emballant que Pistolero, par exemple. Au rayon des réussites incontestables, il faut citer le lancinant Man of Steel, écrit pour les X-Files, et les quatre bonus tracks qui agrémentaient la première édition européenne du Cult of Ray : Village of the Sun, Baby That’s Art, Everybody Got the Beat et le sublime Can I Get a Witness, qui annonçait avec cinq ans d’avance le virage country-folk de l'artiste.


One More Road for the Hit / Snake Oil (iTunes, 2006)

Deuxième compilation de b-sides, ce double album de 23 titres couvre l'intégralité de la période Catholics (1998-2003). Si vous rechignez à débourser les 20 euros réclamés pour son téléchargement intégral, contentez-vous d'acheter One More Road, qui aligne les perles comme le poignant Preacher's Daughter (tiré d'un autre album virtuel, le Show Me Your Tears EP), le très délicat et très dylanien Pan American Highway (titre-phare du LP avorté Sunday Sunny Mill Valley Groove Day, curieusement reconverti en b-side sur un single confidentiel), le ludique Pray for the Girls (tiré de la soundtrack des Powerpuff Girls) et ce petit bijou de country-rock speedé qu'est Valley of Our Hope, exhumé de l'édition japonaise de Pistolero.

Bien qu'agréable, Snake Oil - exclusivement composé de reprises - s'avère globalement moins inspiré et plus brouillon. Nul doute toutefois que les vrais fans de l'artiste se précipiteront sur Belle Isle (signé Dylan) et Some Things (obscur brûlot d'un groupe californien qui ne l'est pas moins, Angst), deux cuts inédits et plutôt attachants de l'ère Devil's Workshop.


93-03 (2007)

Après une dizaine de LP généralement sous-estimés, Frank Black méritait certainement une compilation, capable non seulement de synthétiser son œuvre mais d’élargir son public, notamment en direction de l’énorme – et souvent frileux – fan-club des Pixies. Si la question de la légitimité ne se posait donc pas, celle du contenu, en revanche, relevait a priori du casse-tête : comment résumer en un album une discographie aussi imposante ? Et bien sûr, comment convaincre les vieux fans d’acheter ce best of ?...

Cooking Vinyl a tranché la première question en puisant principalement dans les trois premiers albums de l’artiste, réputés les plus populaires et les plus audacieux. On commence donc le festin avec une généreuse brochette de classiques inaltérables (
Los Angeles, Abstract Plain, Calistan, Speedy Marie, Freedom Rock, Headache, Men in Black), pour le finir avec quelques titres de l’ère Catholics, parfois incontournables (Western Star, Robert Onion, Massif Central), parfois très discutables : on se demande comment des réussites aussi évidentes que Billy Radcliffe, St. Francis Dam Disaster ou His Kingly Cave ont pu passer à la trappe au profit du fadasse Bad Harmony et du tapageur Hermaphroditos

Côté bonus,
93-03 assure l’essentiel : outre une hidden track en béton (Threshold Apprehension, locomotive du futur LP Bluefinger) qui devrait aisément séduire le fan-club mentionné plus haut, il propose neuf titres enregistrés avec Duane Jarvis, Eric Drew Feldman et Billy Block lors de la tournée américaine de 2006. Si l’interprétation manque un peu de finesse, on saluera par contre la qualité de l’enregistrement, très honorable, et une tracklist plutôt culottée, mêlant des petits classiques (Bullet, Nadine), des reprises tonitruantes (mention spéciale à l’obscur That Burnt Out Rock’n’Roll) et une b-side judicieusement exhumée (Living on Soul).

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