¡BLACKOLERO!

12 avril 2010

NonStopErotik : entendu par nous


Le nouveau disque NonStopErotik est signé de nouveau Black Francis, le retour de cette identité après Grand Duchy. Black Francis nous avait laissé avec le fabuleux et excellent album Bluefinger, et le nouveau single Six Legged Man est dans cette droite ligne avec sa mélodie punk pêchu. Un autre titre découle tout droit de Bluefinger, il s’agit du bonus track 'Taint No Use (qui serait comme une démo de la chanson Test Pilot Blues). Cependant force est de remarquer que NonStopErotik n’est pas du même tonneau que Bluefinger, il fait plutôt entendre un retour au Franck Black d’il y a plusieurs années. Déjà c’est le retour des claviers de Eric Drew Feldman, celui qui fait le lien entre la fin des Pixies (il est sur Trompe Le Monde) et l’émancipation en solo (Frank Black).

Alors quelques jours depuis sa sortie, qu’en est-il de NonStopErotik ?

Déjà contrairement aux précédents (Petits Fours, Bluefinger, Fast Man Raider Man…) le nouveau disque manque d’unité (ce qui n’est pas forcément un mal), en fait il rassemble à une collection de chansons assez différentes (comme Devil's Worshop).
NonStopErotik nous offre une chanson que l’on connaissait déjà avant mais avec une nouvelle orchestration, ce qui n’est d’ailleurs pas la première fois que Black fait ça. Il s’agit de Dead Man's Curve (elle figure sur le disque Christmass) avec ici une musique peut-être influencée par les Two Pale Boys (Andy Diagram et Keith Moliné) qui avaient œuvré sur le disque FrankBlackFrancis, cette même influence s’entend aussi sur le titre Rabbits. Pour les nouvelles chansons en collaboration avec Eric Drew Feldman les plus marquantes qui rappellent la bonne vieille époque sont clairement Oh My Tidy Sum et Cinema Star. Il faut également se souvenir que Eric Drew Feldman avait aussi rejoint (en seconde période) Frank Black and The Catholics et on retrouve cette bonne ambiance rock n’ roll qui dépote avec quelques touches de piano avec les titres Wheels (une reprise des Flying Burrito Brothers) et Corrina, et ça fait vraiment plaisir. Dans cette même veine mais avec plutôt le goût des mélodies blues de Franck Black qui ressortent il y a Lake Of Sin et When I Go Down On You. La plus grande surprise vient du titre Nonstoperotik (qui d’ailleurs donne son titre à l’album) puisqu’il s’agit d’une ballade planante, voir même limite une bluette pour danser un slow, une jolie curiosité d’ailleurs. Et on arrive au moment polémique : le disque contient une autre curiosité qui est une chanson assez insignifiante. C’est Wild Son qui est le titre le moins intéressant du disque, il n’est pas interdit de penser qu’elle n’a pas sa place sur l’album mais plutôt après en tant que face b d’un single ou comme bonus track. A signaler que Nonstoperotik contient 11 titres, mais qu’une autre version contient des titres en plus. Au menu de ces bonus tracks il y a donc 'Taint No Use (déjà évoquée plus haut), Rocket USA (guitare très énervée) et The Grindsman (sans guitare).

Pour conclure on peut avoir comme l’impression que NonStopErotik est un recueil de nouvelles chansons avec sans doute peut-être quelques autres sorties d’un fond de tiroir, cependant cette impression fourre-tout donne aussi une plus grande variété d’ambiances. Et il semblerait que Black Francis revienne en direction de Frank Black, si tant est que cela signifie quelque chose. Toujours est-il que le bonhomme continue encore de beaucoup écrire et composer, et que ça nous fait bien plaisir d’écouter de nouvelles chansons avec un nouveau disque presque chaque année.
On croise les doigts pour des nouveaux concerts en France…

Libellés :

8 Comments:

Blogger Gatrasz. said...

L'album passe en boucle chez mon disquaire préféré et, pour sûr, il sonne bien ! Retour à mes périodes favorites de sa discographie, je serais mal inspiré de me plaindre en fait ;)

12/04/2010 11:32  
Blogger Griffe said...

Mais elle est très belle, Wild Son !! D'ailleurs tous les titres de NSE sont beaux...

12/04/2010 15:26  
Blogger Badbayhacker said...

'Taint No Use est loin d'être une démo de Test pilot blues puisque c'est une reprise de Stuff Smith. Que la première fasse partie des influences de la seconde -> probable.

13/04/2010 13:34  
Blogger Ray la Manta said...

Les bonus tracks de l'édition nippone sont toutes des reprises.

Perso j'adore "Wild Son"... En fait j'aime toutes les chansons de l'album, à part peut-être "Lake of Sin" (qui a tendance à me rappeler les pires moments des Catholics) et la chanson-titre (qui, paroles mises à part, sonne comme du Elton John à mes oreilles).

Par contre, avec EDF aux commandes je m'attendais à une production beaucoup plus soignée. "Dead Man's Curve" aurait mérité un tout autre traitement pour sa 1ère apparition sur un album studio.

By the way, merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour assurer la survie de Blacko.

13/04/2010 23:53  
Blogger pistolero said...

Ou peut on trouver la version cd avec les bonus tracks?
Sur amazon.fr,il y a deux version,une à 15 euros et l'autre à 10 euros,mais les informations pour les deux produits sont identiques,et les titres ne sont pas listés.
Merci pour l'information.

14/04/2010 13:10  
Blogger Badbayhacker said...

@ray la manta
il me semble que le morceau NSE trouve plus son inspiration dans du Lennon ("jealous guy") que dans du Elton John.C'est plus sombre, la mélodie est plus délicate et puis il y a cet instant magnifique lorsque guitare solo, basse et batterie entrent en scène...

14/04/2010 18:42  
Blogger laurent said...

Impression mitigée après quelques écoutes. Un peu fourre-tout cet album mais après tout pourquoi pas ?
Début guère enthousiasmant (de Lake of sin assez poussif à Wheels reprise sympa mais un peu fond de tiroir). La suite réveille un peu le fan, Dead man's curve déjà entendue mais le titre est tellement bon... Corrina, Six legged man sont concis et efficaces et nous replongent dans le meilleur de Devil workshop. Wild son me fait ch..., When i go down on you commence avec un bon larsen, cool !
Nonstoperotik est euhh, curieux mais pas désagréable. Surtout Cinema star est un vrai bon titre digne du 1er FB & the Catholics, le meilleur du disque, comme quoi, tout est bien qui fini bien !
Reste que j'attends toujours la transformation du mirifique LP Seven fingers après la semi-déception Bluefinger.

30/05/2010 01:15  
Blogger Fred A said...

Avis mitigé aussi sur cet album. Je le trouve assez sympathique mais il manque un peu de corps. Ma chronique de l'album: http://themanwhobloggedtheworld.blogspot.com/2011/08/nonstoperotik-black-francis.html

Concernant NSE, c'est vrai que la filiation avec Lennon me semble plus appropriée qu'Elton John.

31/08/2011 22:29  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home